Histoire pour les vieux … mais pas les cons (de toute façon ils ne comprendraient pas)

Nous croyons tous que le temps nous appartient,

nous le CROYONS,

NOUS LE CROYONS.

Et s’il nous appartient alors on le PREND. On aurait grand TORD de se gêner, puisqu’il est à NOUS ce temps. Quand bien même, ça serait LE TEMPS D’UNE CHANSON et que ça se passerai AU TEMPS DES CERISES, parce que c’est un TEMPS COURT et que vous vous diriez soudain :

« faut que je COURE APRÈS »

Alors que vous auriez dû y PENSER AVANT.

BREF, comme NOTRE TEMPS nous Appartient, Alors nous le prenons. Comme ça, négligemment du bout des doigts, par petites doses, en se disant :
Comme ça il durera plus longtemps.

On prend son temps,

On se L’APPROPRIE, PERSUADÉ QU’IL EST À NOUS, comme si nous en étions les PROPRIÉTAIRES … alors qu’aucun acte n’a été établi en ce sens ni dans un autre soit dit en passant devant notaire.

ERREUR FATALE, car un beau matin on s’aperçoit qu’on l’a perdu.

Oui, c’est toujours un beau matin que les choses arrivent.

D’AILLEURS…… un beau matin je me suis levé comme je le fais tous les jours, et en ouvrant la fenêtre, j’ai constaté qu’il pleuvait. Et ça se passait un beau matin, alors c’est bien la preuve que les choses arrivent toujours à ce moment-là, et quel que soit le temps qu’il fait.

Bon, je m’égare et le temps s’écoule.

Tien, faudrait peut-être que je vérifie de ce côté. Que si j’ai perdu mon temps, c’est peut-être parce que LE TEMPS À FUIT. Faudrait que je prenne des cours de plomberies, comme ça je gagnerais du temps et de l’argent et ÇA FERA LA CULBUTE, COMME ON DIT DANS LES HÔTELS-RESTAURANTS.

Et oui, tu économises la facture du plombier, plus le temps qu’il arrive et le temps qu’il répare. Et comme tout le monde sait que le temps, c’est de l’argent, ÇA FINIT PAR FAIRE UN BEAU PACTOLE.

Bon, comme je ne suis pas encore plombier, je vais voir mon voisin. Bah lui non plus, qu’il dit.

Et quand je lui demande s’il n’a pas vu mon temps perdu, venir chez lui, IL ME REGARDE D’UN DRÔLE D’AIR.

Il ajoute,

« ET VOUS CROYEZ QUE J’AI QUE ÇA À FAIRE, À M’OCCUPER DU TEMPS DES AUTRES. »

Comme j’insiste, dès fois que mon voisin ait PRIS mon temps perdu EN OTAGE, il me laisse entrer.

Force est de constater que mon temps perdu n’y est pas.

Mon voisin n’a sans doute pas de café à ma proposer,

À la place, il me dévoile son planning pour me démontrer que son temps est bien délimité dans la journée, et qu’ainsi IL NE PEUT PAS LE PERDRE.

Pourquoi n’y avais-je pas songé avant. Je le remercie du plus profond de mon cœur, QUI LUI EST TOUS LE TEMPS LÀ.

Alors il finit par me dire.

« Vous savez, vous pouvez toujours chercher mais LE TEMPS PERDU NE SE RETROUVE JAMAIS.

Enfin, c’est la légende qui le dit. FAUT-IL LA CROIRE ? »

Alors je sors de chez lui, et c’est là que le doute s’installe.

HEUREUSEMENT,
car je n’aurais pas voulu abuser de son hospitalité, maintenant j’ai le doute qui m’accompagne.
Aller chez le voisin tout seul, d’accord

Mais LE DOUTE N’A PAS ÉTÉ INVITÉ À ENTRER.

Et ce n’est pas lui qui va m’aider.

Oui, le doute va me faire perdre le peu de temps qu’il me reste encore, car j’étais jusqu’à présent sur la réserve et là je suis dans le rouge, faut vite retrouver le temps perdu.

Oui, c’est vrai, je ne vous avais pas encore parlé de cette réserve. JE L’AVAIS MISE DE CÔTÉ. Mais ça, c’est parce que je voulais parer au plus pressé, ne pas perdre le peu de temps qu’il me restait encore.

Voilà, maintenant tout le monde est au courant.

Et nous voilà tous les deux, bras-dessus bras-dessous, mon doute et moi à la recherche du temps perdu et nous aurions certainement fait choux-blanc, quand bien même cette éventualité ne nous eût guère été d’un grand secours.

C’est alors que contre toutes attentes je me suis rendu aux objets trouvés.

C’est peut-être à ce moment-là que le doute s’est dissipé. Et pour vous faire comprendre ce phénomène, c’est très simple, juste avant d’aller aux objets trouvés, une lueur d’espoir m’est apparue. Et c’est de notoriété publique que LE DOUTE N’AIME PAS LA LUMIÈRE.

Alors je me suis rendu SEUL, aux objets trouvés. Oui, c’est là qu’en principe se trouve les objets perdus. Ou alors, c’est à désespérer de l’objet du service.

Donc je me présente sous mon meilleur profil … vous vous doutez bien sinon vous prenez le risque d’être mal reçu, et qu’en plus on vous fasse attendre dans un coin et qu’il serait très mal placé. Loin du guichet, par exemple et derrière un poteau. Que du coup, je passe inaperçu, et que l’on m’oublie dans mon coin.

À non pas de ça, car là j’aurais été en panne de temps.
J’EN MOURRAIS, c’est sûr.

Finalement je tombais sur une personne très aimable, et quand je dis tomber, je devrais plutôt dire,

« Je me posais avec élégance comme l’abeille sur sa fleur. »

Mais, rassurez-vous je ne l’ai point butiné.

C’est là que cette personne m’apprend que le temps appartient à tout le monde et qu’il a été donné à quelqu’un qui en avait besoin.

« À BON » m’exclamais-je, d’un ton étonné.

Je n’allais pas remettre en cause les propos de cette personne, d’autant qu’elle était charmante et très au courant des lois.

Alors, entre parenthèse

Aux objets trouvés, on n’y pense pas toujours, mais il n’y a pas que les objets perdus, il y a aussi tous ceux que l’on oubli.

Et les premières choses auxquelles nous songeons, ceux sont aux doudous, aux courses, aux rendez-vous, mais on ne songe jamais aux lois que l’on perd de vue, que l’on néglige, parce qu’elles sont vieilles et elles finissent sur des rayons après de cette charmante personne.

ALORS LES RAYONS S’ILLUMINENT COMME PAR MAGIE

Fin de la parenthèse

Nul n’est censé ignoré la loi, et moi je l’ignorais. j’ignorais que le temps appartient à tous le monde.

J’aurais pu me dire que j’avais perdu mon temps !

Qu’est-ce que je pouvais faire,

maintenant mon temps ne m’appartenait plus.

Je n’allais quand même pas faire appel à MIDI pour qu’il me le remette à QUATORZE HEURE, D’AUTANT QUE NOUS ÉTIONS DÉJÀ AU BEAU MILIEU DE L’APRÈS-MIDI.

Je m’en remis au bon sens, qui était encore en ma possession. Mon temps, que je croyais perdu, ne l’était pas pour tout le monde. Je partais, rassuré de savoir que mon temps n’était plus seul.

MOI JE M’EN SORTIRAI !

j’irai quémander un peu de temps, à droite à gauche,
Même si l’une est plus avare de son temps que l’autre.

Et, c’est vrai que le cœur se trouve d’un seul côté …

Bien que parfois je me dise,
« IL SERAIT MIEUX TOUT AU MILIEU  »

Je regrettais juste de n’avoir pas pu lui dire au revoir.
Vous savez cette envie de sortir son mouchoir,
Non pas pour se moucher, mais pour l’agiter
Quand nous sommes sur le quai d’une gare,
Alors que la loco fume comme un pompier,

Mais ça c’était avant. AVANT, quand LE TEMPS ÉTAIT ENCORE BON ET VIEUX.

J’espère quand même le revoir un jour, ce temps perdu.
Je sais il aura vieilli, mais moi aussi
Et chacun avec nos cannes,
Nous avancerons lentement,
À petit pas,
Prenant notre temps
Comme le font tous les vieux.


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Souvenirs de jeunesse (Années 90 … et bien avant)

Les temps ont-ils bien changés, à vous de me dire !!!
Cela se passait au siècle dernier et donc avant l’arrivé du troisième millénaire …

Coordination étudiante : Organe central chargé de promouvoir, d’organiser et propager les mouvements revendicatifs au sein de la communauté étudiante. La coordination est composée d’éléments extérieurs, ceux qui viennent de quitter la Fac pour convenance personnelle et dont on n’a pas encore repéré la présence incongrue, mais également d’éléments incontrôlés, ce qui les rend prioritaires. (Le candidat ne doit en aucun cas être récupérable par le camp adverse). On notera au passage que les membres de la dite « coordination  » sont, ipso facto, inscrit sur les rôles de la ligue communiste. Pour obtenir sa carte, il suffit de déposer une demande auprès du service concerné (prévoir une bonne quinzaine).
La coordination se manifeste surtout dans les grandes occasions, qui, il faut bien l’avouer, sont assez fréquentes. Mais les lieux s’y prêtent si bien et il n’est jamais bon de rester inactif. Alors elle est là pour mettre un peu d’animation dans les amphis quand les étudiants commencent à bâiller d’ennui et que les corneilles sont déjà endormies. C’est donc sur un terrain favorable que la coordination va engager les hostilités face à des universitaires désavoués (mais qui se rallieront à la cause par la suite) Des mots d’ordre dépassants largement la pensée du simple étudiant seront lancés. On verra des commandos partir incognito et masqués, faire des affichages sauvages sur les horaires des bus ou les panneaux de sens interdits en évitant les panneaux de chez Auchan qui sont placés bien trop haut pour être accessibles aux colleurs et aux lecteurs habituels.
Pour parfaire l’information auprès des utilisateurs, une distribution de tracts est réalisée par les 1ère Années, les Dernières Années veillant au bon déroulement des opérations. Après plusieurs AG, où les meneurs auront pris soin de dire tout le bien qu’ils pensent de l’opposition, la coordination étudiante va s’engager dans un programme d’activités très diversifiées. La plupart du temps celles-ci seront ouvertes à tous les publics afin de ne pas faire des mécontents. On pourra notamment participer à des circuits pédestres qui faciliteront la connaissance des axes principaux et de certaines administrations. Mais les éléments les plus sportifs pourront s’exercer au lancement du poids et à la course à pieds. Les meilleurs techniciens auront même la possibilité de faire du saut d’obstacle. Dans les temps anciens, le lancement du poids était réalisé avec des pavés mais avec la montée en charge du macadam ça devient de plus en plus difficile à trouver. Alors on a remplacé les pavés par des bouteilles à cocktails, objet beaucoup plus actuel. Quant à la course, elle est restée égale à elle-même si ce n’est la présence de chaussures beaucoup plus performantes. Afin d’intéresser la partie, on opposera les participants à une équipe adverse. Celle-ci est facilement reconnaissable puisqu’elle porte un uniforme. La compétition est difficile et les arbitres (qui eux sont en civil) sont là pour retirer du jeu les perdants. Ces derniers seront isolés dans un panier à salade pour éviter la triche. Parfois des sorties seront organisées sur l’autoroute, mais seulement aux péages, afin de limiter les problèmes de déplacements d’effectifs toujours difficiles à gérer. A l’occasion de leurs sorties, les étudiants aiment se promener sous des banderoles qu’ils auront pris soin de confectionner au préalable dans les ateliers réquisitionnés pour la bonne cause et sous l’égide de la coordination. Ces banderoles leur éviteront de sombrer dans l’anonymat. Après cette journée épique qui au passage marquera l’histoire, ou tout du moins la presse quotidienne et sera le signal de départ d’une série haute en couleur (surtout si vous disposez du 16/9ème) et dont le point d’orgue se situera exactement au 7ème jour (statistiquement parlant et en tenant compte des variations saisonnières).
Après cette première journée, donc, la coordination toujours à l’écoute de ses adhérents, lancera l’opération « jeu en plein air ».
Noctambule en diable, notre étudiant se verra proposer, compte tenu de l’heure tardive, une soirée entièrement gratuite, autour du feu alimenté par des matériaux naturellement trouvé en ville. Ce qui aura le triple avantage de:
– débarrasser la rue des choses qui y traînent
– faire un peu de lumière
– et enfin d’apporter cette chaleur dont les étudiants ont tant besoin.
Pour faire participer ce public enthousiaste, on lui fera chanter des œuvres impérissables en hommage vibrant au gouvernement en place et spécialement affrété pour la circonstance, accompagné dans cette irrésistible mélopée au son d’une flûte à bec et d’une guitare sèche mais qui au tréfonds de son âme aura subi bon nombre d’intempéries! Durant les 7 jours qui précéderont le point d’orgue cité plus haut, les participants pourront s’engager dans des parties de bras de fer. Les plus accrochés pourront s’essayer aux occupations de locaux qui conduisent tout naturellement au jeu de l’invité surprise. La règle en est très simple : Il suffit de convaincre un individu de rester le plus longtemps possible en compagnie d’étudiants bourrés de mauvaises intentions. Pour que l’équipe marque un point, car il s’agit d’un jeu d’équipe, deux conditions seront nécessaires:
– l’individu doit être étranger au monde étudiant
– l’individu doit être responsable.
L’idéal étant de choisir un membre du gouvernement, mais un député peut très bien faire l’affaire. Et même un député de l’opposition, car sous l’apparence d’une erreur tactique ce choix peut au travers du jeu de la solidarité, déboucher sur une vraie bonne solution. Si l’on ne dispose pas d’un député à se mettre sous la main, on peut jeter son dévolu sur un médiateur, et en dernier recourt on peut se rabattre sur un chargé de mission. Mais c’est seulement si on ne peut pas faire autrement. A coté de tout ce déploiement d’énergie, chacun rivalisera d’ingéniosité. Des trésors d’imaginations seront ainsi étalés devant le grand public

– parties de foot sur un terrain improvisé
– jeu du bris de glaces ( ce qui coupera court à toutes les réflexions sur le manque d’entretien de vos vitres).
– jeu du déversé d’ordures, une variante du jeu de celui qui pisse le plus loin.
– sans oublier cette nouvelle pratique totalement désintéressée, qui permet par le jeu des bonnes actions de récolter des fonds au profit de Monsieur le ministre afin de lui assurer une retraite anticipée.
Il ne faut pas écarter la possibilité des tentatives de rencontres auprès des services concernés, mais dans la mesure ou la coordination aura trouvé le bon créneau et après avoir obtenu l’aval de sa base et l’accord de principe de chacun des membres de la dite coordination. Cette rencontre qui devra de toute façon se situer au plus tard le 7ème jour, pourra se solder par un échec. Car, faute d’avoir jalonné la conversation d’indications permettant d’orienter les débats, la rencontre aboutira dans une impasse.

Ça pique …?

 


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