L’histoire peu banale du bon roi Emmanuel 1er

Noël approche et c’est l’heure des histoires que l’on raconte aux enfants. Alors j’ai décidé de faire plaisir aux « grands » ( enfin, c’est ce qu’ils se disent ). Voici un petit conte pour de rire, mais pas pour du beurre. l’Aventure se passe au Moyen-âge. Enfin, l’environnement en a tous les atours :

Château, fort de tous ses créneaux, meurtrières et pont levis. Sur le chemin de ronde, on devine les gardes en armes observant l’air qui poudroie au-dessus de la route qui mènent vers de nouveaux horizons. Quand, de part et d’autre, les prairies battent la campagne.

Au pied des murailles indestructibles de cette forteresse inexpugnable, s’est installé le village aux rues crasseuses et jonchées de détritus.

Le service de ramassage des ordures ménagères s’étant mis en grève pour réclamer une augmentation.
Il faudra attendre Mai 68 pour que les choses changent, et encore … . C’est pour cela qu’au Moyen-âge les rues étaient sales.
Les habitats sont à l’image de leurs rues, ceux sont des maisons aux murs sombre, couleur de moisie cernées par le lierre, envahies par la mousse. Ça leurs donneraient presque un certain cachet, mais c’est pas certain.
Juste à côté, la rivière que nous aurions crue prise dans un écrin de verdure
( comme la belle dans les bras de son bien-aimé ) et qui perds de son éclat plus on s’en rapproche.

Image d’archive

Pas une grenouille n’y avait posé les pattes depuis une éternité, et même bien avant.

D’ailleurs, avant de rendre l’âme, le dernier des crapauds avant publié un avis très défavorable sur TripAdvisor.

Alors, pour y rencontrer le prince charmant en cet endroit, c’était râpé.

Donc, nous sommes bien au Moyen-âge.

Or…,

En ce temps-là, vivait un roi, il s’appelait Emmanuel. Et comme il était le premier de sa lignée, on l’appela Emmanuel 1er.
Emmanuel 1er aimait être bien entouré. Durant toute son enfance, sans cesse on lui avait répété cette phrase :
« la fortune sourit aux audacieux »
Je crois même que c’était la devise de la famille, inscrite sur le fronton de la cheminée de la grande salle où se décidait les événements marquants qui feront la gloire du royaume et de son roi.

avec le temps la devise c’est effacée


Alors, de l’audace, Emmanuel 1er en avait. Il s’était donc entouré de toutes les plus grosses fortune de son royaume, et même au-delà … Ainsi, elles pouvaient lui sourire toutes à loisirs.
Emmanuel 1er était un roi qui semblait bourré de bonnes intentions. Il était donc aimé de tous. Il avait bien quelques opposants, mais c’était juste pour faire bonne mesure.
Emmanuel 1er avait un grand projet.
Un jour, il convoqua toutes les plus grandes fortunes de son vaste royaume.
Oui, je ne vous ai pas dit, mais son royaume était vaste. Il s’étendait à perte de vue, d’ailleurs avec des jumelles, on n’en voyait pas le bout… même si du coup c’est pas nécessaire.
Ce jour-là, et pas un autre, il dévoila sa grande idée auprès de sa riche assemblée dans la grande salle, celle où se décidait les événements marquants qui feront la gloire du royaume et de son roi.
Cette grande idée aurais des répercussions bien au-delà des frontières de ce si vaste royaume, celui d’Emmanuel 1er.
Ce jour-là, fut le 8eme jour, parce que les 6 premiers jours sont déjà réservés à DIEU qui a créer la terre, et c’est pas rien. Le 7eme jour, DIEU a pris sa pause, il l’avait bien mérité. Et depuis ce temps-là, le 7eme jour, on fout rien ou alors on bricole.

Bon, comme sur ton appli, tu peux choisir le jour où tu débutes la semaine, ça devient un peu le foutoir.
Donc, le 8eme jour pour ne pas le confondre avec un jour qui serait quelconque, et ç’aurait été bien dommage, Emmanuel 1er aimé de tous, ou presque, était dans la grande salle, face à la crème de la crème de toutes les plus grandes fortunes de son immense royaume. Emmanuel 1er affichant un large sourire, celui qui sied aux audacieux, s’exprima ainsi :
« Voilà, mes chers amis, je sais combien vous êtes riche et j’aimerais que vous le soyez plus encore »
D’abords ravis par cette grande idée, en gens censés les riches lui firent cette remarque avisé :
« Mais, si nous amassons davantage de richesse, ça va finir par déborder !!! ».
toujours affublé de ce sourire audacieux, notre bon roi Emmanuel 1er leur dit :
« Mais, c’est le but. Il faut que vos fortunes ruissellent comme une fontaine, afin que les pauvres puissent s’y abreuver »
Pour le coup, on se serait cru au temps de la Rome Antique, lorsque la manne céleste tombait du ciel et que les petits pains se multipliaient.
Les grosses fortunes du royaume s’émurent, émirent des objections.
« Nous allons perdre de l’argent »
Notre bon roi, magnanime leur dit :
« Allons, mes bons amis, avant toutes choses ayons du cœur, faisons resto. Offrons à nos pauvres de quoi manger sachez que Dieu, magnanime saura vous en remercier »
D’abords réticents, nos riches fort croyant en ces temps Moyenâgeux entrevirent St Pierre, aux portes du paradis, leurs faire des signes d’encouragement et acceptèrent le deal.
L’idée fut reprise beaucoup plus tard mais pour l’heure, c’était déjà ça.
Notre bon Roi, Emmanuel 1er ne voulait pas en rester là.
« Mes généreux amis, j’aimerais que vous fassiez encore d’avantage. Je sais qu’ils besognent pour vous et Je voudrais que vous leur accordiez une rétribution »
En prononçant ses mots, toute l’assemblée s’était figé, comme pétrifié. Il fallut attendre de longues seconds avant que le gong qui annonce la fin du temps écoulé ne sonne, se qui laissa largement le temps au porte-parole de s’exprimer.
« Roi Emmanuel 1er, vous n’y songer pas. Nous donnons déjà du travail à tous nos pauvres et vous voudriez qu’en plus, nous leur versions un salaire »
« Nous pouvons nous enrichir parce que les pauvres travaillent pour nous, si nous les payons cela vas nous mettre sur la paille ! »
« Allons mes bons amis, je ne vous en demande pas tant. Versez-leur juste de quoi joindre les deux bouts »
Ainsi, grâce à ce stratagème, les riches resteraient riche et les pauvres continueraient de l’être. Chacun gardant son statut, l’honneur était sauf.
La proposition de notre bon Roi Emmanuel 1er fut en partie appliqué, les riches décidèrent pour la plupart de verser aux pauvres juste de quoi joindre un seul bout. Et c’était mieux que rien.
Au cours de ce 8eme jour, il s’en passa des choses, celle qui marqueront l’histoire du temps où régnait ce bon roi Emmanuel 1er. Et dans ces choses marquantes, il y eu celle-là, et je laisse Emmanuel 1er le soin de vous l’expliquer :
« Jusqu’à présent, j’avais sollicité votre contribution, mais maintenant ma proposition ne vous coûtera pas un écu »
« je vais mettre en place une loterie. Tous les pauvres que vous rétribués pourrons y participer avec l’espoir de devenir riche à leur tour »
« Mais ça va pas durer, faudrait d’abords qu’ils sachent compter et je suis sûr que vous saurez bien les conseiller. Faut pas déstabiliser le marché »
« Notre royaume percevra bien sûr son pourcentage car il faut bien vivre »
« nous sommes Roi, nous l’appellerons la Loterie Royale »
Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus tard, la Loterie Royale fut racheté par une grosse boîte mais avant que ça n’arrive, de l’eau aura couler sous les ponts, et même que certains ce sont écroulé, alors c’est pour vous dire.
Comme tout monarque digne de ce nom, Emmanuel 1er s’était entouré de conseiller, il y avait notamment le petit Nicolas, dit St Nicolas. Durant le Règne d’Emmanuel 1er les Saints étaient monnaie-courante, alors rien d’étonnant. Et si vous cherchez bien, Nicolas doit avoir sa statue dans la vallée des saints, et si c’est pas le cas, ça devrait pas tarder ou faudra réclamer.
St Nicolas malgré ses inénarrables compétences avait été nommé
« Ministre du Chant des Coquelicots et pour le Sacre du Printemps ».

En effet, les coquelicots chantaient naguère quand le vent est au sud et qu’il sent bon le sable chaud. Mais au fil des siècles, ça leurs a passé.
Les jours s’écoulaient tandis que les nuits tombaient, allez savoir pourquoi et cela alternativement comme le courant mais qui fut découvert beaucoup plus tard. Les jours s’écoulaient, mais pas que. A la suite de la proposition de nôtre bon Roi Emmanuel 1er de verser aux miséreux quelques subsides, en remerciement, les pauvres avaient décidé de faire du zèle et au bout de quelques temps ( peut-être plus, peut-être moins, c’est écrit nulle part dans les livres) les coffres de nos riches gentilshommes dégoulinaient et ça commençait à ce voir. Faut dire aussi que leurs avoirs étaient principalement en liquide car au moyen-âge les possesseurs de cartes bleues ne courraient pas les rues.
Des compagnons, qui passaient par là le remarquèrent également car ils n’étaient pas particulièrement myope . Ils étaient compagnon de l’art, celui du savoir-faire et au nombre de deux (ce qui était bien pratique pour tenir l’échelle). Leur spécialité, c’était surtout la plomberie et tout de suite observant le dégoulinement, ils songèrent à la fuite.

On découvrira par la suite combien leur diagnostique était juste, mais pour l’heure, il fallait qu’ils interviennent ou ç’aurait été de la « non-assistance à dégoulinement en cours » un précepte de plombier qui part du principe suivant « tout liquide qui s’écoule doit se rendre quelque part » et là c’était n’importe où.
Nos compagnons portaient la tenue qui convient à leur profession, une grande blouse qui leur tombaient jusqu’en dessous des genoux, un béret pour être toujours coiffé dans le bon sens, et une bonne paire de botte en cas d’inondation, très fréquentes dans la profession.

Hippolyte Bellangé (1800-1866). "Les extrêmes se touchent". Lithographie, 1823. Paris, musée Carnavalet.

Plombier en train de négocier une paire de botte

Ils disposaient aussi d’une carriole pour transporté tout le bazar. Et, pendant que l’un des compagnons tirait la carriole, l’autre tenait l’échelle car ils avaient toujours trop de bazar.
Selon les usages, celui qui sied aux compagnons de l’art, mais aussi du savoir-faire, ils clochèrent à la porte du proprio. Car en général, il faut se faire annoncer en grande pompe, mais pas eux. On leurs ouvrit. C’était le serviteur charger d’accueillir les visiteurs à bras ouvert, mais comme il avait les mains prisent, il ne put le faire.
« bonjour messires, vous n’étiez point attendu. Et donc, j’ai les mains prisent sinon, vous vous doutez bien que je vous aurais accueillie à bras ouvert »
il n’est pas dit dans en conte dans quoi était prise les mains du serviteur car cela n’apporterait rien de nouveau à cette histoire, alors on en restera là.
« Si je ne peux vous accueillir comme il convient, je peux quand même vous demander quel bon vent vous amène »
« Ce n’est point le vent qui nous amène, mais plutôt le flot car il prend un courant qui est contraire à nos principes de compagnons de l’art du savoir-faire. Nous sommes plombiers de spécialité, n’étant point myope nous avons vu des fuites. Notre devoir de compagnon, nous impose d’intervenir. Il serait de bon ton que votre patron nous rencontre à la bonne franquette et dans son bureau afin de lui proposer nos services. Nous sommes les mieux placé sur le marché, et y a personne d’autres aux alentours. Ça devrait le rassuré »
Au bout d’un temps incertain, car au Moyen-âge on n’est pas à la seconde près, le patron arriva en sortie de bain, qu’il prend une fois par an et c’était l’jour (c’est son droit, il est chez lui)
« Mon serviteur m’a expliqué l’objet de votre visite, à part l’eau de mon bain que je viens de jeter il n’y a aucune fuite en cette demeure »
« Monseigneur, La formation que nous avons reçu, nous permet de flairer les fuites jusqu’à 3 lieux à la ronde. C’est normal que vous n’ayez rien vu, vous étiez à l’intérieur et c’est dehors que ça se passe »
« Si vous parlez de mes fuites de liquidités, c’est sur les conseils d’Emmanuel 1er notre bon roi à l’égard de nos pauvres »
Nos deux compagnons auprès de qui on ne la fait pas, dans les yeux se regardèrent. Mettant à profit cet instant fugace dans une concertation silencieuse, ils saisirent les tenants et les aboutissants, pesèrent dans la foulé le pour mais pas trop le contre car il eut été dommage de louper le marché.
« Monseigneur, nous comprenons que vous désiriez écouter notre bon roi. Mais vous n’êtes pas obligé de faire ce qu’il dit, du moment qu’il n’est pas au courant »
« Vous pourrez toujours justifier l’absence de fuite en accusant vos pauvres de ne pas avoir mis assez de cœur à l’ouvrage. Qui ira vérifier ?
« Nous vous proposons de verser vos excès de liquidité dans des lieux plus discrets, là où ils seront bien au chaud par-delà les vastes océans sur des îles à l’abri de regards indiscrets »
« Nous pouvons affréter quelques bons vieux gréements pour l’île de votre choix. Nous avons quelques bons contacts auprès de Marco et Polo, mais il est vrai qu’ils ne sont pas du coin. Alors si vous préféré rester local, nous comprendront. Il y a St Nicolas, qui a beaucoup voyager, mais ça vous devez le savoir si vous suivez l’actualité. Par contre, ça sera plus chère. Vous comprendrez pourquoi, ça se fera sous le sceau du secret et c’est pas celui de notre bon Roi. il y aura des passes-droits et quelques pots de vin à verser mais il faut se qu’il faut, et vous ne serez pas déçu du voyage »
Le maître de maison, un vieux célibataire comme on en fait plus, pris conseil avec lui-même car il n’avait de compte à rendre à personne, sauf à Dieu. Et là, c’était pas un problème car il avait de bonne relation avec l’Archevêque. Alors ça serait bien le Diable si chacun n’y trouve pas son compte. Constatant qu’il avait tout à gagner, d’abords avec
un choix tout trouvé, d’îles et parce qu’ils lui firent une proposition qu’il ne pouvait refuser, une prédisposition chez les plombier, il signa de sa plus belle plume d’oie le devis d’usage. Et chacun partie faire ses affaires, car la vie continue, promettant de ce revoir dans les délais réglementaire et c’est pas dans 10 ans.
14 jours plus tard, juste pour faire passer le délais de rétractation, les tonneaux étaient remplis, chargé dans les vieux gréements. Ils étaient trois, fallait au moins ça. La Santa Maria, la Pinta et la Nina, était du voyage, propriété de la maison Colombani qu’avait fait la meilleur offre parce qu’ils avaient des choses à faire par là. Et je vais pas vous dire où à cause du sceau du secret. 

image d’archive

Et voilà notre fière armada ouvrir de son étrave conquérante l’Océan immense et bleu (marine), fendant les vagues écumantes, insensible aux roulis ( c’est-à-dire qu’on s’en balance ). Les voiles, toutes  dehors, se gonflent sous les Alizés porteurs. Déjà, l’odeur chaude et enivrante des îles, paradis promis, effleurent nos sens en éveils.
Mais la route est encore longue, tu peux aller te coucher.

On est pas sûr que tous les tonneaux soit arrivé à bon port, mais comme on sait pas où c’est, alors on s’en fout. En plus un tonneau ça flotte, encore plus s’il y en a plusieurs. Mais c’est depuis ce jour que la mode était lancé.

 

Oui, ceux sont les plombiers qui ont été les précurseurs de cette mode et c’est bien normal, ceux sont les spécialistes de la fuite.

Notre bon Roi Emmanuel 1er aura bien marqué son temps, de nos jours on lui rend hommage par ce jardin partagé ( c’est bien la preuve qu’il avait le sens du partage)


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Dialogue avec l’éternité


Il faisait un temps radieux en ce jour de novembre, et malgré la fraicheur de l’air, ta fenêtre était grande ouverte, mais pas ta porte. Sans doute pour éviter les courants d’air, alors que je l’aurais cru immobile. En regardant au loin, ces arbres qui franchissaient la hauteur des toits, tel des manteaux recouvrant, protecteurs, les maison, je me rendis compte de mon erreur, comme si c’était une faute. Mais elle n’était que d’appréciation. Les branches de ces manteaux de verdures s’agitaient doucement, on aurait dit des plumes d’oiseaux. N’étais-ce pas plutôt la plume des poètes qui exprimaient leurs émotions, parce qu’ils se serait sentie chez eux sous le toit du ciel bleu. Que chaque maison étaient leurs armoire pour ranger leur biens, leur nourritures et leur souvenirs. Qu’ils habiteraient tous ce studio immense, fait d’une seule pièce. Et le soleil serait cette lumière unique et écologique, au plafond changeant pour les éclairer durant leur éternité. Chacun sait que tout poète est immortel, et qu’ils leurs faut recourir à des des énergies renouvelables. Et que la bougie, ils ne s’en servent que lorsqu’ils ont besoin d’intimité.

Je descendis l’escalier, en me tenant à la rampe qui tremblait, fragile, incertaine, semblant prête à lâcher sous la tension, alors je faisait toujours attention. Et je m’arrêtais devant ta porte, rempart frêle et néanmoins hermétiquement clos.

« TOC, TOC, TOC » comme au théâtre, je frappais les 3 coups. Je t’entendais t’affairer dans cet intérieur, l’air s’emplissant de ses parfums qui nous donne cet envie lorsqu’il est l’heure de manger, mais qu’il nous faut encore attendre pour aiguiser nos sens afin que le couteau s’enfonce plus doucement dans la chair délicieusement tendre et savoureuse.

« TOC, TOC, TOC » parce que le rideau ne s’est pas ouvert, et que le spectateur retiens son souffle, encore à cause des courants d’airs … Et le silence serait bien l’unique réponse, si je n’entendais cette fourchette tinté sur ce bol en verre.

« bonjour princesse, je te souhaites une bonne journée »

« fiches-moi la paix »

« la paix n’est pas dans ton cœur, et je te vois si peu… voudrais-tu me rendre responsable de ta guerre intérieur ? »

« ………….. »

« je sais que tu aime bien faire la cuisine, n’est-ce pas … Alors je voudrais que tu fasses un gâteau d’anniversaire »

« bonne anniversaire, alors … mais fais-le toi même, je t’offre ma part … au cas où tu m’aurais invité ».

« ce n’est pas pour moi, mais pour une mammy »

« fais-lui toi, puisque c’est ta mammy et que c’est son anniversaire »

« ce n’est pas ma mammy, et ce n’est pas son anniversaire … j’ignore sont jour de naissance. Mais si tu lui apporte, ça le sera ».

« pourquoi je devrais faire un gâteau à une personne que je ne connais pas ? Alors que pour toi, cela semble différent. Ne serais-tu qu’un gros fainéant ? »

« tu as certainement raison, mais j’ai trois bonnes excuses !!! »

« lesquelles, même si je n’ai pas trop envie de les entendre »

« la première, c’est que je n’ai pas de four »

« t’es trop drôle … »

« je sais … la deuxième, c’est que tu es sûrement plus douée que moi »

« là, je suis morte-de-rire … et la troisième ? »

« la troisième raison, c’est que tu n’es pas en paix dans ton cœur. Partager ce gâteau avec mammy te fera du bien, quand bien même tu serai au régime, tu l’aidera à souffler ses bougies … c’est-à-dire sur le temps passé pour avancer dans la vie ».

« pourquoi je devrais faire cela, la mienne est déjà partie …!!! »

« quand tu sera vieille, c’est moi qui viendrait t’apporter ce gâteau. Quand tu sera vieille et que tu prendra enfin conscience que le plus important, ça n’est pas la part de gâteau que tu reçois, mais de te savoir entouré de personne qui prennent soins de toi pour ne te sentir jamais seule. Quand tu sera vieille et seule, c’est moi qui t’apporterais ce gâteau pour n’être point avare de mon amour … et parce que j’aurais acheté un four … sans oublié un entrainement intense à la pâtisserie »

« c’est du n’importe quoi ce que tu dis !!! puisque je suis princesse, alors cher prince qui perds la tête quand je serais vieille, tu le sera au moins autant que moi, sinon plus »

« princesse, je ne suis pas prince, mais Ange, rappel-toi !!! et j’ai 1000 ans, je tiendrais bien encore une centaine d’année de plus … »

« tu es cinglés »

« sans doute, puisque tu le dis. Mais as-tu des enfants ? »

« ………….. »

« peut-être te regardent-ils déjà du haut du ciel, peut-être dame nature n’a point voulu que tu soit mère ou qu’elle t’aura pourvu de la beauté que les hommes ne savent regarder qu’avec leur yeux oubliant que tu as une âme, car ne sachant pas eux-même qu’ils en ont une, que c’est ton corps qui la transporte et qui le transcende, et aucune richesse terrestre ni aucune chirurgie esthétique ne peux en concevoir l’équivalent.

Dans une centaine d’année, mon corps sera poussière. Mais avant cela, mes enfants et ceux qui m’aiment auront veillé à ma dernière demeure. Et ce n’est point pour prendre soin de ma carcasse, mais pour que mon âme ai un lieu où se reposer et où les âmes des vivants peuvent se recueillir dans l’intimité.

Princesse, lorsque tu sera vieille et que ton âme sera gagné par la solitude, alors je viendrais te voir et tu me verra sous les traits d’un enfant car tu m’aura oublié, mais mon âme se rappellera. Se sera mes petits enfants, ceux de tes frères peu importe, car se sera moi, au travers de leurs âmes »

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