SOCIÉTÉ – quelques mots autour du sujet (souvenirs du passé)

Amnistie : Opération destinée à relancer l’intérêt électoral en apportant un plus grâce à des promesses, ce qui permet aux électeurs de gamberger. Les journalistes en perpétuelle quête d’informations y voient là un sujet d’actualité tout indiqué qui constituera une bonne alternative aux débats de société. Et les automobilistes toujours à l’affût des bons tuyaux pour limiter les coûts d’utilisation s’en donneront alors à cœur joie pour abuser de la situation.
L’amnistie reste un bon palliatif à l’engorgement des procédures en cours et contribue à assainir les finances des partis en les lavant de tout soupçon.


Banlieue : Elles ont pour principe de voir grand. Point de rencontres des problèmes de société, les banlieues sont le théâtre d’heures hautes en couleurs, nombreuses en figurants et lourdes de conséquences. Les banlieues restent le lieu de visite privilégié des hommes politiques, car s’est là qu’ils peuvent élaborer leurs grands projets.


Carte : Objet auquel on est très attaché, bien qu’elle soit souvent habitée par des puces. La carte est donc entrée par la grande porte des phénomènes de société en devenant le passage obligé pour communiquer, travailler, payer, boire et manger. Bientôt, nous verrons arriver sur le marcher la carte pour penser, celle pour se reposer et enfin la carte pour pisser.


Choix de société : Phénomène cyclique qui prend toute son importance au moment des élections, puis qui disparaît peu de temps après. On suppose que le choix de société se nourrit surtout d’illusions, mais que celles-ci s’épuisent rapidement par manque d’entretien.


Crise : Manifestation épidermique qui atteint certains secteurs de l’économie particulièrement sensible au moment où ça se produit. Elle traduit la volonté des « politiques » au travers des médias. Celle-ci consiste à prendre les problèmes à bras-le-corps pour permettre d’ouvrir un débat de société, quitte à déboucher sur un tournant dans l’histoire.


Épreuve de force : Elle revient régulièrement au-devant de la scène, à l’occasion des grands débats de société et lors des réformes profondes remettant en causes les avantages acquis. L’épreuve de force fait souvent l’objet de retransmission en direct afin d’en faire ressortir le feu de l’action.


Explosion de la consommation : Événement auquel on a parfois la chance d’assister en restant totalement impuissant devant les conséquences. L’explosion de la consommation s’apparente souvent au phénomène de société mais on ne sait pas toujours de quel côté.


Kilo : Conséquence directe de notre société de consommation, le kilo arrive toujours en trop. Du coup, les régimes essaient, en vain, de prendre le dessus. Et, si succès, il y a, c’est souvent au profit de la marque.

 

Moraliser la profession : Manifestation des politiques avec le soutien logistique des médias, destiné à dénoncer les crises épidermiques qui atteignent certains secteurs de l’économie particulièrement sensible au moment ou ça se produit . L’opération consiste à prendre le problème à bras-le-corps pour permettre d’ouvrir un débat de société, quitte à déboucher sur un tournant de l’histoire.


Miroir de la société : sorte de reflet que l’on préfère regarder à la place de la vérité qui est juste en face. Le miroir de la société est souvent utilisé par les alouettes et la presse grand public.


Monté de la violence : Elle se caractérise par l’arrivée en force et en ordre dispersé d’éléments incontrôlés. Elle traduit, face aux dysfonctionnements de la société profondément enracinés dans ses habitudes, les mécontentements qui n’auraient pu émerger de derrière l’arbre qui cache la forêt parce que tous les moyens légaux ont été appropriés.


Multimédia : Outils indispensable surtout si l’on veut entrée dans le 3 ème millénaire avec tous les atouts en main. Le multimédia permet de rentrer de plein fouet dans la société d’aujourd’hui sans à en faire les frais de déplacements.


Noyaux durs : Groupes incompressibles d’irréductibles chargés de conserver, entretenir et promouvoir les traditions. Les noyaux durs sont des milieux très fermés qui font leur éducation à la grande école et se répandent ensuite incognito dans les sociétés.


Phénomène de société : Événement épisodique, souterrain ou latent qui secoue la société. Ce qui lui permet d’avancer. Le phénomène de société fait parfois l’objet de récupération aux fins d’analyses par des hommes en vue. Le phénomène de société peut évoluer. Et si tout va bien il peut entrer dans les mœurs. Un phénomène de société qui avait disparu peut revenir. Il s’agit souvent de phénomènes cycliques. Et on est toujours confronté à cet éternel problème : où commence le cycle ?


Pressées (gens) : Mode d’existence propre aux sociétés de consommations qui, de cette façon, vous laisse le loisir de goûter à tout. Les gens pressés ont un mode de vie bien à eux. Ils passent leur temps à relever la tête vers le panneau d’affichage des horaires de bus pour être sûr que le temps ne va pas se mettre à reculer dés qu’ils auront le dos tourné. Le cas s’est déjà produit lors d’une correspondance. Un usager habituel n’a pas vu le temps passer. Résultat, il s’est retrouvé à son point de départ. Aussi, pour des raisons de commodités, l’affichage est toujours placé en haut à gauche.


Priorité : Idée préconçue qui jusqu’à présent n’avait pas trouvé de repreneur, victime d’un environnement résolument défavorable. Finalement, avec le temps celle-ci a quand même réussi à prendre de la valeur. La priorité, jusqu’à là reléguer au ban de la société, en apportant un plus est devenue partie intégrante d’un projet qui en constitue d’ailleurs l’essentiel. Elle occupe donc une position privilégiée, lui conférant le statut d’élément moteur. La priorité est donc là pour relancer la machine.


Procès sans précédant : Il est à l’image du procès exemplaire en disposant d’un atout supplémentaire, Il jouit de moyens beaucoup plus importants que d’habitude. Ce qui lui permet de faire des remous dans la société. Possibilité quasi improbable pour le procès exemplaire ou alors pour faire de tous petits remous. On prétend même qu’il prend plaisir à faire des vagues sans jamais se préoccuper de la marée.


Saupoudrage : Technique souvent décrié par les partenaires sociaux mais qui continue de perdurer. On dit qu’il permet d’éviter les excès qui sont préjudiciables. Le saupoudrage est attribué par convention aux responsables des grandes sociétés et au gouvernement en place, voire à celui qui précède et pourquoi pas à celui d’avant.


Sociétés d’économies mixtes : Sociétés qui jouent sur les deux tableaux où elles fréquentent tous les bords. Elles sont fortement impliquées dans les finances locales ce qui leur permet d’adapter leurs activités au besoin. Elles pratiquent l’agriculture intensive, les transports surtout en commun, et le recyclage des ordures ménagères.


Société fantôme : Entreprise dont l’activité repose sur le trafic de fausses factures dont on aperçoit la partie émerge de l’iceberg. Elle utilise une main d’œuvre spécialisée dans les délits d’initiés et gère en sous main les noyaux durs. A leur tête, on y a placé quelques hommes de paille.


Violence : Idéologie qui voit sa cote de popularité en constante progression. On constate en effet une évolution marquée du nombre de ses adhérents. Comme pour toute autre idéologie, on s’étonne toujours de sa présence à l’école. C’est également un système de communication observé dans certains types de sociétés qui repose sur une idée phare : la préservation de l’espèce. Elle s’appuie sur les plus vieilles traditions et notamment la protection du territoire qui nécessite un entraînement quotidien.


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Petites définitions autour de l’Homme …

Vous remarquerez que j’ai mis un grand H pour la circonstance

Homme : On le dit habile de ses mains (il travaille même dans le noir) ce qui ne l’empêchera pas, à l’occasion, d’être bête comme ses pieds. Sa dextérité fait merveille lorsqu’elle s’exerce sur le plus vieux métier du monde : « taquiner le goujon ».
C’est en apprenant à se tenir en société que l’homme est devenu civilisé. Maintenant, il sait manger avec une fourchette.
À la recherche perpétuelle d’un monde meilleur, l’homme renoue régulièrement avec ses origines, sans doute pour ne pas perdre la main. Il fait preuve d’un véritable acharnement à délimiter et à protéger son territoire.
A chaque printemps il part à la recherche de sa belle et si l’on a constaté des débordements, c’est juste parce qu’il n’y a plus de saison.
L’homme fait partie de ces êtres que l’on a doté d’une intelligence qu’il utilise avec discrétion, afin de ne pas l’user.

Homme de la situation: Personnalité qui recueille tous les suffrages. Il est spécialiste en démêlage. Pour exercer son art, il prend les devants et n’y va pas par 4 chemins. Ainsi, limitant les itinéraires, il arrive finalement plus vite au but.
L’homme de la situation ne développe son activité qu’au plus fort des difficultés, mais Dieu merci, ça n’est pas ce qui manque.

Homme de paille : Personnage sans consistance, voire ectoplasmique, qui se tient, autant que faire se peut, à la tête des sociétés fantômes.

Juste pour le plaisir, la ville de Gourin en aperçu

Homme d’honneur : Sujet en voie de disparition, L’homme d’honneur ne sort que dans les grandes occasions. On dit même qu’ils ne sont plus légions. Aussi, les spécialistes n’oublient jamais de prendre des photos pour conserver la trace de leur passage.

la statue de la liberté à gourin

Homologues : Personnalités d’origine gouvernementale et d’horizons
géographiques divers, aimant organiser, voire participer à des rencontres hors de leurs frontières respectives pour voir du pays et montrer le bon exemple des tentatives de rapprochement qui marqueront l’histoire. Ces rencontres sont l’occasion de poser pour la photo de famille. (A ne pas confondre avec les hommes d’honneurs pour lesquels la photo est réalisée dans un but ethnologique, alors que chez les homologues s’est sur le plan généalogique.)

Et, cette petite dernière largement inspiré de Pierre Daninos dans « le jacassin ».

Animaux : S’il est de compagnie, de traite et de bâts, il constitue aussi une référence pour l’homme, faute de mieux. D’une manière générale, l’homme se conduit comme une bête et peut même devenir un vrai fauve. En temps ordinaire, l’homme a du flaire pour tirer le bon cheval, être un rapace afin de détecter les brebis galeuses où à l’occasion il pourra se faire un peu vache. Dans l’intimité s’est un vrai lion et en public un chaud lapin. Mais en principe il est doux comme un agneau, car s’est surtout un mouton.

quand on se sent observé (rando à Gourin dans le Morbihan)


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