Lettre à ma petite Constance N° 3

Aujourd’hui le ciel a vraiment un gros chagrin,
Alors je vais me la jouer Jean Gabin,

Je sais

Je voudrais te parler de ce magnifique texte « Maintenant je sais ».

« Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU’ON NE SAIT JAMAIS ! »

Cela veux dire que tout ce que l’on apprend de la vie n’est jamais acquis, et qu’il faut chaque jour se remettre en question. Rien n’est sûr.
Pourtant de la vie, tu verras que nous retenons tous quelque chose.

Et dans cette phrase, il y a pour moi beaucoup trop d’humilité, car dire « je sais qu’on ne sait jamais » c’est un peu se résigner à rester bête.

Il te faut de la fierté pour grandir, mais pas trop quand même. Tu choisira un humble fierté, ça me parait être un bon choix.

Et moi je sais.

Je sais, mais je ne sais pas toujours y faire.

Je sais écouter, je sais comprendre… enfin avec le temps mais je ne sais pas toujours répondre. Et je n’ai pas toujours la possibilité de téléphoner à un ami. Et comme moi, parfois tu entendras le son du gong avant d’avoir pu répondre.

On ne réussit pas tout dans la vie.

Mais ce que je sais avec certitude, avec foi, c’est que seul l’amour peut sauver le monde.

Et il me faudra t’expliquer pourquoi les grands compliqués ont tant de mal à s’y abandonner.

Tu entendra que l’amour est cruel, que l’amour fait mal, on te dira « c’est pas le moment » ou pire encore « j’aurais pu t’aimer » « t’arrive trop tard » « j’étais pas prêt ».

Déraison que tout cela !

Ton cœur est toujours prêt, c’est ta raison qui ne l’ais jamais.
C’est bien connu, la raison n’a pas de cœur.
Il faut juste que tu penses à régler le thermostat, te dirais…

Car la raison d’être de l’amour, c’est de te rendre heureux.

Gros bisou.


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