Petite princesse, je suis allé te voir et j’avais envie de te dire, tu représentes pour moi la douceur mais tu n’es pas la seule. Pourtant derrière cette douceur je sens la fragilité …
Ce qui est doux ne peux se casser, alors expliques-moi.
Ce qui est doux, c’est comme un marshmallow et tu l’auras sans doute trop fait cuire … ;-)

Pourquoi avoir peur de l’amour,
Pourquoi en attendre peu,
Et finalement en espérer tant,

Ne crois-tu pas qu’il faudrait faire le contraire,
En exiger beaucoup
Pour avoir cette certitude d’en récolter cette émotion dérisoire, infime
Et qu’elle soit dans ton cœur, immense, infini …

Tu nous parles de Pascal, ce Mathématicien, physicien, philosophe, moraliste et théologien

Tout cela qu’il était … !!!

Je vais te dire, au fond c’est normal pour comprendre la vie, il faut être tout cela … enfin … en avoir l’esprit

Je vois la vie comme une évidence, que pour être heureux il nous faut aimer, c’est simplement logique.

Et tu cites pascal :

 » Car enfin, qu’est ce que l’homme dans la nature?
Un néant à l’égard de l’infini
Un tout à l’égard du néant
Un milieu entre Rien et Tout « 

Alors face à ses deux infinis
Celui du néant
Celui du tout
L’homme voudrait savoir …

Savoir quoi ???
Savoir l’amour
Savoir l’avenir
Savoir qu’il ne s’est pas trompé
Savoir qu’il a raison …

Tu sais, le savoir ne sert qu’a nous aider à vivre
Savoir se nourrir, savoir se reposer,
Savoir se soigner …
Et l’homme voudrait parfois trouver un remède à l’âme …

Il voudrait reproduire le bonheur,
Fait des recherches pour trouver la pilule …

L’homme a inventé les médicaments
Découvert « le principe actif »  …
Ils soignent beaucoup de maladie
Mais avec bien souvent des effets secondaires …

L’homme a inventé les médicaments
Et il voudrait le faire
Pour nos émotions
Cherchant à les adoucir …
A reproduire l’image de la tendresse,
Dire que c’est la pilule du câlin
Au point de rendre l’amour artificielle …

À quoi bon se prendre la tête à vivre
À aimer, si l’on peu y arrive avec des pilules

Dieu merci, il reste les effets secondaires
L’être humain sert encore à quelque choses
Car celui qui souffre se trouve grâce à lui
Dans le meilleur environnement qui soit
L’amour des autres …

Face à la détresse qui mène à la folie
Il faut toujours tendre la main …
C’est pourtant simple, pourtant évident, pourtant logique …

Alors je pense à toi,
Mon petit Ange, si fragile
On te dit « tu ne fais pas le poids »
On te booste, on te remet en question,
Celle d’être à la hauteur, pour ta vie, pour la nôtre …

Et tu réagis,
Tu avais froid, et tu as soudain trop chaud,
Je te sens trop loin de ton papa, de ta maman
À cause de ce foutue principe de précaution …

Je pesterais bien contre la médecine et ses certitudes …

Je suis aller te voir, toi ce papa
Pour te booster, te remettre en question,
Car tu en veux aux autres de t’avoir pris cet enfant
Tu te sens abandonné, et tu oubli celui qui est là …

Tu en oubli la maman, celle que tu dis aimer
Parce que tu ne songes qu’a ta peine,
Alors tu me répond : « de quoi je me mêle »
Bah je me mêle de l’amour, de la vie des âmes qui m’entourent.

Et toi, la maman tu as peur
Tu crains d’avoir à éprouver encore cette peine
Et tu as du mal à regarder ton enfant
Je te booste aussi, pour lui

Tu as de la peine, car pour le coup
T’aurais bien deux enfants devant tes yeux
Tu me dis « tais-toi » et tu m’écoutes quand même
Mais tu trouves que ça n’avance pas …

Pourquoi avez-vous tous peur de l’amour
Alors que c’est elle qui nous sauve

C’est pourtant simple,
L’amour est l’évidence
Mais vous vous perdez dans l’océan du savoir
Ballotté, par les vagues incessantes de la raison

Written on mai 8th, 2009 , Dans la tête

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