Entre Thonon-les-Bains et Morzine
19 mars 2008 | ti angeJ’ai tant de choses à vous dire, mais je vais peut-être me contenter de vous les montrer en image.
Ce soir, je me sens envahie par la tristesse, parce que j’aurais voulu faire davantage de choses,
notamment prendre des photos de ces p’tits bouts. Mais je ne l’ai pas fait,
parce que je n’ai pas osé par respect pour la vie privé des gens.
Sur ma route, j’ai parler avec des gens sympathiques et s’aurait été tellement cool de pouvoir vous les montrer.
Je me sens triste, parce que j’aurais voulu écrire à des personnes qui ne veulent plus me parler.
Je me sens triste, parce que je vois des personnes se plaindre de l’attitude égoïste des autres en étalant leurs propres égoïsmes.
Bon, je ne vais pas vous fiche le blues, allons escalader ces montagnes.
Je vous aurais bien dit que la préparation de cette ascension m’aura pris un mois. Mais c’est rapport à la réflexion de mon grand garçon qui a vu cette valise ouverte et en partie remplie
« tu t’y prends de bonne heure papa, …tu ne part que dans un mois ».
Bah, j’avais juste profité des soldes, et la température ne se prêtait pas au port de certains vêtements.
Et malgré cette longueur d’avance, je suis partie avec une demi-heure de retard sur le planning.
Sur les conseils de Michelin, j’ai pris l’autoroute et arrivé sur l’A6 j’ai eu droit à mes ti bouchons. Moi qui croyais être pénard en partant le 8 mars. Me suis retrouvé dans le rouge.
Bon, soyons juste, j’ai eu surtout droit à des ralentissements.
C’est la fin du trajet qui m’a causé des soucis.
Donc, j’ai profité de mon forfait téléphone, tant qu’il était encore opérationnel. Parce qu’à ce niveau là, ça craint un peu.
Et pour arriver en ces lieux majestueux, il m’aura fallu parcourir 600 km, j’aurais du faire moins, à cause du copilote, que c’était bibi, et je devrais m’en prendre à moi-même, mais je suis d’un naturel tolérant. Alors je me pardonne facilement.
J’aimerais donc remercier Monsieur Michelin qui m’a bien guidé tout au long du chemin, sauf vers la fin, où il s’est ingénié à me compliquer la vie.
Donc, mon p’ti Michelin, tu m’as un peu gonflé là-dessus.
Et hormis ces routes qui n’arrêtent pas de tourner, se qui m’oblige à regarder la route, quand je suis arrivé mon opérateur m’a lâché. Il m’a refilé son amie qui c’est mise à me parler dans toutes les langues pour me dire que en gros « quand la montagne vous gagne, faut prendre tes jambes pour communiquer ».
Alors direction cabine téléphonique … qui marche seulement avec une carte … et faut en avoir une.
Après quelques heures passées dans ces hauteurs, j’ai fini par comprendre que pour téléphoner le soir avec son portable préféré, il faut savoir affronter la nuit glaciale de la montagne sous le regard amusé des étoiles.



