Pour ma tite Fab. qui semble me réclamer un sourire ;-)

C’était l’hiver, et le macadam avait la même couleur que le noir de la nuit. Le froid m’agrippa le visage comme tout ces jours derniers. Il semblait pourtant moins vif. J’enfilais les mains dans mes poches tout en regardant l’état du terrain.

Détail important, j’avais près d’une heure d’avance compte tenu de mes habitudes. Et c’est sans doute sans intérêt pour vous, mais au moins je ne me sentais pas obligé de courir. Encore un détail sans importance, je cours rarement. Et, hormis le fait que ne se serais pas bien pour la santé, je ne vois pas l’intérêt de se précipiter s’il n’y a pas danger imminent.

Après avoir délaissé le troqué du coin, je traversais une petite place, encombré comme d’hab. par ces engins à 4 roues qui servent à l’humain pour se déplacer d’un point à un autre. Par endroit le sol semblait scintillé de myriades d’étoiles, comme si noël et ces décorations c’était déposé à mes pieds. Et cette simple vision me faisait rêver et me fascinait comme le feu dans la cheminée.

Ces minuscules points lumineux me faisaient de l’œil, comme pour dire me dire : « la vie est belle, sens-toi heureux d’être ici. »

En arrivant près de la station du tram, c’est pas un drame, les alentours se faisaient plus présent. Les bruits de la ville pénétraient malgré-moi ma conscience. Ça ne me dérangeait pas mais je m’en serais bien passé. Posé bien à plat, le quai de la station brillait des reflets de tous les réverbères, auquel se joignaient en un mariage blanc, tous ces phares que l’on aurait voulu plus paisibles, mais qui souffraient d’une profonde instabilité.

A peine 1 minute d’attente, pas même le temps de regarder le banc des yeux de mes voisins d’un instant si diffus, et déjà la rame, se là ramenait.

Une porte eu la bonne idée de s’offrir à mes attentes si peu fiévreuses pourtant, alors que déjà la grippe et son virus brûlant s’annonçait dans un horizon si proches. J’appuyais sur le bouton prévue à cette effet, mais j’eu tout de suite cette sensation de n’avoir point appuyé.

Devant moi se dressait 3 jeunes et beaux spécimens du genre humain, bien campé sur leurs 2 jambes, figés comme des statues. J’aurais bien dit qu’ils avaient la taille cathédrale, mais c’est juste une vue de l’esprit. Il faudra songer un jour à revoir la hauteur du plafond. C’est que ça pousse comme des champignons à cette âge là, et on a grand tort de ce moquer de plus petit que soit.

Je réussie à franchir ce barrage humain et compostais mon titre de transport pour être en règle avec la société.
M’étant assis, je contemplais discrètement ces gentils garnements. Leurs positions semblaient stratégiques et il me vint cette idée grotesque, à la hauteur de leurs statures, qu’ils faisaient sans doute parti du service de sécurité. Les temps son durs.

Alors je me mis à rêver de choses plus douces, histoire de voir la vie un peu plus ouaté, comme la neige en hiver qui tout d’un coup faire taire le bruit sous sa couverture blanche.

Je m’affublais de mon plus beau sourire pour faire face à cette muraille candide. Et déjà j’entends cette voie gaillarde, moqueuse, agressive me demandant bêtement pourquoi je lui souris avec cette air qu’il qualifiera de niai. Alors je lui répondrais avec franchise que le sourire rend plus beau, que je ne cherche qu’à me montrer sous mon meilleur jour.

Et, pris dans l’élan de mes bonnes résolutions, j’étais disposé à lui offrir cet instant fugace d’un petit bonheur qui se voudrait à peine évoqué que déjà, il semble s’oublier. Et malgré cette cruelle destinée, j’étais prompte à accepter qu’il me renvoie la balle sans plus de façon. Car je m’en remettrais, je vous assure !!!

Un sourire, c’est pourtant pas la mer à boire…

Written on janvier 25th, 2008 , comprendre avec le coeur

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