Une journée au Mans…

Et en moins de 24 h,…car c’était pour le boulot…et moi, cette journée là, je la fais en 7 heures et 80 centièmes.

Après une nuit blanches, mais passé dans le noir, car faut quand même pas gaspiller inutilement…pour laisser vagabonder ces idées, noir pour la circonstance, on n’a pas besoin de lumière.
Et il y en a qui vont me dire : t’es sûr !?

En faites, elle ne fut pas totalement blanche, j’ai bien du avoir un moment d’absence entre l’instant où mon grand garçon c’est réveillé et qu’il est parti pour bosser.
Enfin bref, vers 6h00 j’étais frais et dispo, pour attaquer cette belle journée.
J’ai comme qui dirais un peu traîné, entre le café du coin, enfin la cuisine, et mon ordi, histoire de glissé quelques mots tendres à de doux amis.

Je devais être au boulot pour 8h00 et à 7h45 pétante, j’étais au volant de ma titine pour mettre le contact entre nous.
En principe, il me faut un ti quart d’heure pour faire le trajet, arrivé sur le pont, celui de l’Europe, qui doit faire a peine 1km…j’ai bien du prendre 5 bonne minutes pour le traverser. Sachant que la vitesse autorisé sur ce pont est DE 90km/h, j’ai été obligé de m’intéressé à l’autoradio et à la pendule qui se trouve juste au-dessus. Comme en plus elle affichait encore l’horaire d’été, ça n’arrangeait rien. Alors, juste en passant, tant qu’on y est comme y a rien d’autre à faire … théoriquement, le changement devrait ce faire tout seul, c’est-ce qui est écrit sur la notice. Bah, là non… j’aurais du en parler à mon vendeur, mais comme y a des boutons, je boutonne.

Je l’ai justement fais ce soir, en rentrant, mais me suis trompé dans la date, j’ai été trop loin…vous me direz, savoir le jour que l’on est dans la voiture, ça sert à quoi. A part, si on passe 3 jours dedans et sans se réveiller… je vois pas.
Passé cette traversée délicate, il était bien 7h56, alors après un dernier feu rouge, qui c’est radoucie assez rapidement, merci pour lui…ça sert à rien de s’énerver, j’ai appuyé sur le champignons. Ça devait être un mousseron, car pas de choses vénéneuse à l’horizon. Enfin, à ma connaissance…verrais bien d’ici quelques jours, faut leur laisser le temps de pousser. Mais je crois que ça va vite, bah tout ce tien…

Donc, je suis arrivé tout fier à 8h03. Juste à l’heure, en retard, de la distribution des véhicules de la maison. Les chauffeurs, les pilotes, devrais-je dire…avaient pris possession de leurs bolides, une Mégane et une C4.
La veille, on avait potassé le sujet, et l’heureux élu pour Mégane ce prénommerais Damien. Bon, ça m’emballait pas de trop. J’aurais sans doute préférer conduire, pour être être plus sûr. Mais, Mégane et Damien, charmant couple, finalement.

On a eu un ti peu de mal à démarrer, vu que c’est pas madame la clé, que tu dois tourner, mais on a fini par faire partir Mégane. Le copilote, parce qu’il en faut bien un, ce fut cet R2D2 à l’allure hors de son temps. Enfin, ce personnage de légende semble vivre dans une autre époque, mais pour vous dire la date, c’est bien trop vieux pour que vous vous en souveniez. Il faut sans doute aller chercher au siècle dernier, ou, pour que ce soit plus clair, dans le second millénaire.
Et moi, je me suis retrouvé coincé à l’arrière. Y a pourtant 3 places à l’arrières, mais ils n’ont pas prévus pour les jambes. Un ti oubli sans doute, ou c’était en option. Vous me direz, je pouvais m’allonger sur la banquette, pour finir ma nuit. Je l’avais pour moi tout seul. Mais, avec la ceinture, j’ai pas trop confiance et dans le chauffeur non plus. Si l’on fait une sortie de route, j’aime autant être conscient, juste avant l’arrivé du platane…pour lui demander de nous excuser de cet affront.
Bon, j’abuse…

Alors tout compte fait, j’ai bien fait de rester à l’arrière, car leurs charmants babillages à l’avant, m’auraient gonflé. Et j’aurais eu de la peine pour tourner le volant, même en étant assisté.
Donc, démarrage un peu tendu à cause de la prise en main, et une fâcheuse tendance à rasez les trottoirs, comme s’ils avaient de la barbe…c’est saoulant.

Donc, peinard à l’arrière et mes jambes bien callé, je profitais à peine de la musique qui n’avait pas cette honneur, d’un haut parleur à l’arrière. Mais au moins ça limitait le flot gentillet de mon R2D2, d’arriver à plein débit jusqu’à mes oreilles. Je m’étais pourtant promis de prendre ce casque, pour le portable, mais il y est resté dans le potage de mon réveil.
Et, à force de n’écouter que ce que je ne voulais pas, j’ai fini par entendre. Tout compte fait, j’avais une description détaillée du paysage de la part de mon copilote et j’aurais put vous le décrire, les yeux fermés.

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À chaque objet, chaque chose, chaque animal qu’il voyait, il nous en donnait la dénomination. Tien, un arbre, tien une maison, tien une poule… tien ils ont peint des lapins…c’est presque un pléonasme…l’est fort quand même ce R2D2.
Ah, si j’avais pris le temps d’appuyer sur le bouton d’enregistrement.

Bref, ça rentrait par une oreille et ça ressortait bêtement par l’autre, sans provoquer de remous dans l’habitacle. Bah, faut bien que je vous rassure…

Malgré tout, j’avais à ces moments là, durant l’aller, les yeux encore ouverts…vous savez, les platanes…et donc, mes yeux finir par abandonner cette vision de la pose légère des mains sur ce volant, de ce tableau de bord…qui permet entre autre de vérifier la vitesse, et la jauge d’essence, même si on roulait au gasoil.
Pour le coup de poignet, ça ne se passait pas trop mal, mais c’est là jauge d’essence qui m’a fait un peu titiller. Voilà comment sont mes charmants ti collègues, ils rendent le véhicule, avec un réservoir pratiquement vide…pour laisser tout le plaisir au suivant. C’est le jeu de celui qui tombera le premier en panne sur l’autoroute, parce que là c’est chouette, on fait déplacer du monde. Nous autres automobilistes avons besoin d’un public pour pouvoir faire notre numéro. En faites, voyez-vous, nos collègues pensent à notre popularité. Oui, finalement c’est super chouette…et là, gasoil chouette, c‘est bien aussi. Bon, je suis désolé pour vous mais cette fois là, il n’y aura pas de spectacle. Oh, zut…s’exclame le public viré, …remboursez, … bah, faites une demande écrite.

Côté vitesse, j’avais prévenu que je voulais des vitesses réglementaires, sinon je rentrais en stop. Et au début, j’ai bien cru que mon Damien tenait pas trop à ce que je parte, car il se la jouait limace. Mais ce n’était qu’un manque d’assurance et pourtant nous avions tous les papiers.

Ayant renoncé à ce paysage intérieur, je me résignais à regarder à la fenêtre ce qui défilait.
Là, j’aurais dis qui se défilait, lâchement, vers l’arrière, tel des déserteurs navrés. Pourtant, c’est bien nous qui les lâchions.
Le paysages était bien beau, et j’aurais volontiers pris des clichés, mais à cette allure, j’aurais eu un ti flou…artistique, certes, mais flou. J’ai bien option sport dans mon portable attrape image, mais je suis pas sûr qu’il soit habitué aux voitures de courses. Alors, vous montrerais pas ces splendeurs d’automnes, aux couleurs de feux.

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Pour l’itinéraire, on avait fait simple et avec Mappy, autoroute tout du long…y avait juste une bifurcation en arrivant que l’on a royalement loupé, histoire de pas s’enquiquiner. Alors on c’est taper toute la traversé de la ville, pour contempler ces splendeur carfourdesques. Bon, on en a profiter pour faire le plein…c’était vraiment un bon plein…mais c’est pas nous qu’on paye…

Donc, 2 heures de routes somme toutes assez tranquille.

Arrivé sur les lieu du crime, la visite organiser pour nous montrer ce que deviennent c’est lettre d’Amour que le facteur refuse obstinément de distribuer.
Bah, c’est assez simple, ils arrivent en sacs …et en voiture et vont de mains en mains, puis de boites en boites… pour terminer, en principe dans une boite qui s’appel assez banalement boites aux lettres (ça veux dire qu’on peux en mettre plusieurs dedans).
Visite de 2 heures environ, alors ça creuse.

Donc petit resto. Mais quand même pas mal de monde dedans. Ah oui, j’ai pas dit on était qu’entre mec, concours de circonstance …juste.
Alors style normal, sans prétention, juste un ti buffet pour les entrées à volonté et les fromages desserts. Sympa, mais je recommanderais pas…sauf si on a juste envie de se goinfre d’entrées. C’est pas trop cher. Bon, c’est au Mans… ai pas l’adresse, euh quelque part au bord de la route où roule des voitures…
J’ai fini par quitter la table avant et devant tout le monde, car dehors y avait plus d’air avec un peu de soleil, et j’avais besoin…ma nuit blanche, vous savez.

Et à 13h30, nous voilà repartie sur la route. Là on passe à côté d’une ravissante bande verte, échancré de deux belles paires de rails… la ligne du tram…
Et oui, au Mans, ils ont eu, mais pas en 24h …chrono, 3 ans de galère il leur aura fallut. Bon, on l’a vu passer, fier et grenat je crois, en période d’essais. Il roule en tout cas.
Nous on a continué à roulé, de notre côté, délaissant à regret, ce tram fier et vide.

 

Mon copilote, fini par ce préoccupé de son job…copiloter et là avec un naturel sans égale, il copilota en joignant le geste à la parole, ça aide…
« Alors, tu continue tout droit… » mais y a pas de route, ni à droite, ni à gauche…a peut-être au-dessus, oui la voie des airs, faut aussi y penser…
« Bon, par où on passe…tien tu prends à droit » je me demande comment on aurais fait sans lui, vu que ce panneau tout bleu cher aux autoroutes trônait majestueux sous nos yeux.

Et bientôt, nous aperçûmes les contreforts de cette route à péages.
Un dernier coup d’œil aux 24h et ça pistes, et nous voilà repartie vers les lieux de nos premiers délits.
Confiants, fassent aux résultats probants de l’aller, je fis le retour en somnolant.
Mon petit R2D2, en profita pour rire bêtement, alors moi je le regardait attendris.
Et nous arrivâmes, fourbus…et à bon port. Nos belles nous attendaient (les titines voyons…!!!


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